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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 17:34

tu seras mon filsQu'ils jouent bien, c'est une évidence ; c'est rare de voir à l'écran une aussi grande force et finesse d'interprétation que chez Niels Arestrup ou Patrick Chesnais, pour ne citer qu'eux. Et le scénario en vallait la peine : ancré dans le terroir mais sans jamais tomber dans le pseudo-thriller paysan, il offre une contre-parabole amère à celle du fils prodigue.

 

 

Justesse et tension, soutenues par l'image d'Yves Angelo, directeur de la photo habituel des films d'Alain Corneau, et la musique d'Armand Amar, compositeur récurrent des films de Costa-Gavras. Tout un programme.

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:44
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 12:00

cowboys-et-envahisseurs.jpgQuand des engins spaciaux kidnappent leurs femmes et leurs enfants, détruisent leurs maisons et s'emparent de leurs biens, le sang des cowboys ne fait plus qu'un tour : il faut exterminer les aliens. C'est pratique : les aliens n'ont pas d'âme, pas de sentiments (ou alors de très très très mauvais), et en plus ils ont un gros handicap : ils méprisent leurs adversaires humains, pour leur humanité bien sûr.

 

Curieuse singularité linguistique, "alien", traduit noblement par "envahisseurs" dans la version française, veut dire à la fois "extra-terrestre" certes, mais aussi "non résident, étranger" (d'après le Robert & Collins, s'il vous plaît).

Ce qui pourrait être un divertissement débile mais réjouissant prend alors un arrière-goût nauséabond où les aliens semblent un raccourci visqueux de tous les "ennemis" de l'Amérique. 

 

cowboys-et-envahisseurs-craig.jpg

 

cowboys-et-envahisseurs-de-jon-favreau-10473620yzvee.jpg

 

Et quand le bon vieil Harrisson Ford donne un couteau à un gamin en lui ordonnant de se conduire comme un homme (de tuer des aliens), on croirait presque entendre Heston brandir son fusil en criant "from my cold, dead, hand" (ce qu'on peut élégament traduire par : "faudra me tuer pour le prendre, petit").

 

Entre défense de la fabrication d'armes et glorification des valeurs viriles du West, John Favreau n'a pas fini de devenir l'iron man de la production américaine...

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 17:46

19775333.jpg-r_160_214-b_1_CFD7E1-f_jpg-q_x-20110708_030454.jpgUn curieux film qui, une semaine après sa sortie, n'est déjà presque plus à l'affiche, mais qui s'enfonce avec légerté dans le quotidien de deux quasi-chômeurs paumés.

Qui semblent flotter comme des bouées dans un océan d'amertume.

Et on regarde leurs petits tressautements maladroits avec tendresse, en s'amusant de leur naïveté. 

 

En croyant rester ouverts aux signes que le monde leur envoie, ils s'éternisent dans une sorte de néant toujours plus grand, qui annonce peut-être une catastrophe, du moins la mort de l'être. Ou au contraire la découverte de son impalpable légèreté ?

 

Triste comme une journée d'ennui. Mais délicat, fin, surprenant, très bien fait et joué avec un naturel déroutant...

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 12:00

la-piel-que-habito.jpgAvec son dernier opus, Pedro Almodovar retrouve ses fantasmes et ses démons. A mi-chemin entre Pygmalion et Frankenstein, le film interroge personnalité et identité sexuelle.

 

Plus encore, en optant pour un scénario en flash-backs qui se dérobe au fur et à mesure qu'il dévoile l'intimité de son intrigue, Almodovar nous interroge sur nos propres préjugés et nos propres a-prioris.

 

Comme souvent dans ses films, on est surpris de la cruauté et de la crudité des scènes qu'il présente, sans trop qu'on sache si on a passé la barrière du pornographique et de la suggestion des actes, tant l'imaginaire suscité est oppressant.

 

Avec des prestations splendides des comédiens, de l'équipe technique et du compositeur. A voir, bien sûr.

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 12:00

raoul-ruiz.jpgRaoul Ruiz est mort vendredi dernier, à l'âge de 70 ans. Entre le Chili, Paris, Grenoble et le Cargo dans les années 70 (avec Georges Lavaudant), Raoul Ruiz avait notamment réalisé tout dernièrement les Mystères de Lisbonne, Le Temps retrouvé d'après Proust, ou le génial Klimt avec John Malkovich en 2006.

 

 

 

klimt.jpg

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 12:00

Captain-America.jpgCe n'est pas un hasard si Joe Johnston a travaillé sur les effets spéciaux des premiers Star Wars avant de réaliser Captain America : il reste un goût de vaisseaux spaciaux, de désintégrations laser et de courses poursuites où finalement Tommy Lee Jones reste cantonné au rôle de Chewbacca.

 

Petite différence, Dark Vador ne s'appelle pas Dark Vador, mais... Red Skull (joli nom). C''est certes un gros changement, mais pour ceux qui pourraient en être troublés, il est quand même habillé en noir, il est tout brûlé en-dessous, il a des soldats d'élite, et au lieu de travailler pour l'Empire, il travaille pour le Reich.

 

captain-america-high-resolution-photo-2011-movie-7.jpg

 

L'envers du masque pour Hugo Weaving qui, surtout connu pour son rôle à lunettes dans Matrix, jouait aussi le justicier moustachu de V pour Vendetta. Il lui restait ce rôle sans nez pour pouvoir concurrencer Ralph Fiennes (qui jouait You know Who...), c'est chose faite.

 

redskullc.jpg

 

Blague à part, c'est quand même un énorme film de propagande que nous sortent les studios Marvel. Propagande d'abord pour leur propres studios, qui sont les seuls à avoir les vrais justiciers (c'est vrai que Green Lantern fait un peu opérette à côté, normal il appartient aux concurrents, DC Comics, merci à Tootsif pour sa judicieuse remarque), et propagande politique ensuite.

 

captain-america-high-resolution-photo-2011-movie-1.jpg

 

sergent york

 

Sous prétexte de tourner en dérision la campagne d'enrégimentement de ce Sergent York bodybuildé, le film démontre que tout bon américain se doit de se donner corps et âme pour son pays, même quand son pays ne le lui rend pas. Sympa.

 

Et quand Red Skull (je n'arrive toujours pas à m'y faire) lui dit qu'il est ridicule de s'attacher à un drapeau et qu'il rêve d'un avenir sans nations, l'ordre cosmique de l'univers s'en trouve bouleversé. Parce que, comme chacun sait, Odin est quand même pour l'Amérique (voir l'épisode Thor dans la mythologie Marvel).

 

captain-america-hacked.jpeg

 

Autre point qui a son importance, le scénrio détourne complètement le sujet de la deuxième guerre mondiale, montre brièvement un savant juif mettre au point un super-héros, (pour une fois pas pour tuer des nazis, mais pour rétablir la paix), explique (un peu maladroitement quand même) que les nazis étendent leur domination sur l'Europe pour rechercher une précieuse énergie venue d'Odin conservée en Pologne, et ensuite le conflit devient une guerre interne entre l'Hydre ( qui éclipse le Reich) et l'Amérique. C'est leur pays que les soldats viennent défendre. De guerre en Europe, il ne sera plus question. La plus grosse désintégration du film.

 

Captain-America-film-ET-photo-HD-Chris-Evans-Militaire-Bouc.jpg

 

On pourrait se dire que la propagande reste une sorte de reconstitution historique, puisque l'action se passe durant la seconde guerre mondiale, mais Captain America, avec son bouclier de Cape et d'Epee, se voit contraint de détourner un avion kamikaze chargé d'explosifs et faisant route vers New York... Pourra-t-il le détourner sans disparaître avec lui ? Will America survive ? En tous cas, à en croire les affiches de la fin du générique, Uncle Sam still wants you...

 

recruit.JPG

 

La preuve en images :

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 12:00

Colombiana.jpg

Un film musclé de l'écurie Besson qui ne surprend pas mais divertit agréablement.

 

Un Jason Bourne au féminin sexy, dynamique, improbable, convenu, sanglant, enfin un film d'action, quoi, un dur, un vrai, un tatoué...

 

Et ci-dessous : les cascades à la loupe !

 

 

 

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 12:00

planete-des-singes.jpgQuand pour une fois le singe descend de l'homme, notre espèce à du soucis à se faire.

Plus futé que Splice, plus touchant que King Kong, plus sexy que BB, ce plaidoyer pour un traitement humain des animaux surprend agréablement.

Suspense, surprises, clin d'oeil amusés à la franchise, ces origines de la Planète gardent leur intérêt du début à la fin, qu'on connaisse ou non la suite. 

 

On est assez loin du génial roman de Pierre Boulle (dont Tim Burton rendait plutôt bien l'étonnant prologue), mais l'esprit est bien présent.

 

Autres temps, autres moeurs, les prothèses de chimpansées, orang-outans et gorilles ont fait place à des images de synhtèse, parfois un peu plates, plus mobiles mais moins réelles.

 

Le jeu de John Lithgow (Royal Shakespeare Company), d'Andy Serkis (encore en singe...), et la musique de Patrick Doyle (le compositeur attitré de Kenneth Brannagh) restent à signaler. Tom Felton, quant à lui, à visiblement du mal à quitter le rôle de Malfroy...

 

Ci-dessous : les coulisses de l'animation.

 

 

 

 

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 12:00

Et puisque Melancholia m'a incité à revoir Solaris de Tarkovski, voici une des plus belles scènes (à part la scène finale bien sûr, mais elle n'aurait aucun sens séparée du film)... Comme souvent dans Tarkovski, la dernière image contient en elle-même toute la puissance de celles qui ont précédé et sublime en un instant toutes les impressions parcourues...

 

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