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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 23:57
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Published by Thomas Grascoeur - dans Cinéma
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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 11:19


tintin.jpgSans doute un des films les plus attendus depuis une vingtaine d'année, maintes fois annulé, reporté, puis à nouveau annoncé, l'adaptation du créateur de Tintin par le réalisateur d'Indiana Jones a fait couler beaucoup d'encre.

 

Déjà, certaines séquences de l'Empire du Soleil (avec le tout jeune Christian Bale) en 1987 rappelaient l'univers de Tintin, sans parler du Royaume du Crâne de Cristal en 2008, dont la fin futuriste semblait tout droit sortie de Vol 747 pour Sidney.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le film permet aussi à Spielberg de réaliser son fantasme de remake de Laurence d'Arabie, les séquences dans le désert (plans sur les étoiles, découverte des mirages, de la ville) et les transitions entre les séquences étant autant inspirées de Tintin que de l'oeuvre de David Lean.

 

Laurence d'Arabie :

laurence

Le Tintin de Spielberg :

TintinHiRes1

Le Tintin d'Hergé :

tintin-le-secret-de-la-licorne-pour-octobre-2011-01

 

La motion capture donne une fluidité inégalée au film, qui rappelle effectivement dans certains plans séquences la fameuse ligne claire des albums. Par contre, il ne faudra pas la chercher dans les traits des protagonistes, plus appuyés et moins "propres" que sur le papier.

 

tintin_011.jpg

 

Tintin-de-Spielberg_930620_scalewidth_460.jpg

tintin-spielberg-film.jpg

 

Tintin_2804-82d8e.jpg

 

Un grand divertissement sans poésie mais avec des atmosphères, des ambiances, une clarté d'expression qui laisse frémir le souffle d'aventure et de témérité sans faille du petit reporter.

 

C'est en tous cas, et de loin, l'adaptation la plus réussie. La musique est également à signaler. Si pour la version filmée de 1961 (Tintin et le Mystère de la Toison d'Or), Maurice Jarre avait été choisi et s'était largement inspiré d'une symphonie de Shostakovitch pour écrire la bande originale, c'est ici le vieux complice de Spielberg, John Williams, qui réussit le tour de force de ne pas se répéter, en écrivant une musique assez subtile, fortement empruntée aux concertos pour piano de Prokofiev. Un retour aux sources pour Tintin, qui décidément ne quitte plus le pays des Soviets !

 

 

La Toison d'or en 1961 :

 

 

 

 

Le lac aux requins supervisé aussi par Hergé en 1972 :

 

 

Les dessins animés en 1992 :

 

La version Spielberg :

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:40

real-steel.jpgL'affiche et la bande annonce faisaient plutôt peur... Des robots boxeurs, Shawn Levy à la réalisation (Ma Nuit au Musée...), Spielberg à la production ; on flairait un énième dérivé nauséabond de Transformers.

 

Mais curieusement, Real Steel tient le choc ! On s'aperçoti au passage que Hugh Jackman sait jouer la comédie, ce qui n'est pas négligeable, il a une complicité évidente avec son jeune et talentueux partenaire Dakota Goyo. A noter une très belle photographie, et une belle présence d'Evangeline Lilly dans un rôle qui aurait pu rester très terne. Les robots sont admirablements animés et on retrouve parfois même l'atmosphère d'E.T. Et même si on a déjà vu l'histoire 100 fois (dans tous les Disney, et tous les Spielberg), on est heureux de  s'y laisser prendre une 101e...

 

Un film efficace, athlétique et haletant, qui parvient même à émouvoir. Bien fait !

 

 

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:56

zhang yimou

Il est surtout connu pour avoir mis en scène les festivités des Jeux Olympiques de Pékin, et aussi pour ses films d'art martiaux (La Cité Interdite, Le Secret des Poignards Volants, Hero).

 

Mais on oublie trop souvent que Zhang Yimou a commencé par être un auteur en lutte contre le régime, jusqu'à être interdit en Chine pendant  cinq ans (ainsi que sa compagnie Gong Li), après la sortie de Vivre! en 1993.

 

 

 

 

Ses premiers films, historiques, (Epouses et Concubines, Le Sorgho Rouge...)décrivaient les traditions chinoises du début du XXe siècle, la révolution culturelle, la difficulté de survivre malgré le régime, de génération en génération.

 

 

Il s'est ensuite consacré à des fables oniriques, très poétiques, sur des amours contrariées (The Road Home), sans couleur politique.

 

 

 

Puis il est devenu en quelque sorte l'Artiste Officiel du régime en réalisant des films d'art martiaux, qui sous couvert de propagande, passent une sorte de pacte avec le Régime.

 

Dans Hero, si les conspirateurs acceptent de laisser la vie sauve au tyran, c'est à la seule condition qu'il garantisse l'unité du pays et sa cohésion sans opprimer le peuple, une révolution signifiant à terme l'explosion de la Chine en provinces et la disparition progressive de sa culture...

 

 

Dans le Secret des Poignards Volants et dans La Cité Interdite, le faste est de mise, mais ce que raconte ces films, c'est quand même la prolifération des complots et des intrigues de cour, dans un régime qui s'avère être de plus en plus corrompu.

 

 

Mais lorsqu'en 2010, Zhang Yimou renoue avec le lyrisme de The Road Home, la réalité sociale de Happy Times (où une jeune aveugle semble symboliser les tatonnements de la Chine dans le début de l'ère moderne), et le contexte de la révolution culturelle propre à Vivre!, le film (Under the Hawthorn Tree) ne jouit pas d'une diffusion internationale et est même introuvable en DVD (mais trouvable sur YouTube). 

Ici pas de propagande. Adapté d'un best-seller, le film passe sous le couvert d'une renommée déjà établie, mais s'attaque quand même au régime et même, mine de rien, à la construction du barrage des Trois Gorges.

 

 

De même pour A woman, a gun and a noodle Shop, curieux opus de 2011, qui sous couvert d'être une remake de Blood Simple des frères Cohen, présente quand même une police corrompue mise en échec par le peuple.

 

 

Zhang Yimou vient de finaliser une nouvelle oeuvre avec Christian Bale, sur la guerre sino-japonaise... A voir bien sûr, s'il passe un jour sur nos écrans ! D'après la bande-annonce, le film semble plus "occidentalisé" ; comme Zhang Yimou le montre dans le film qu'il a supervisé sur Pan Yuliang, l'artiste peintre, deux choix s'offrent à l'artiste en dictature : émigrer et abandonner ce qui lui tient le plus à coeur de la culture de son pays, ou rester et passer un pacte avec le diable...

 

 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 12:00

trois-mousquetaires.jpgC'est parti, Hollywood se réattaque à la franchise pour le meilleur et surtot pour le pire... Un film fort divertissant qui s'embarque dans des vaisseaux volants façon Peter Pan, pour arracher les fameux férets au vil Buckingham, Orlando Bloom soi-même, tout droit réchappé de l'avant-dernier volet de Pirates des Caraïbes.

 

Christopher Waltz, devenu au fil des ans le méchant taciturne incontournable, s'empêtre un peu dans sa robe de Cardinal et rappelle presque par moment la composition curieuse de Charlton Heston dans la version de Richard Lester des années 70.

 

Pas assez rococcos, les décors français ont été supplantés par des châteaux bavarrois, plus affriolants, et si une scène a bien été tournée dans la Gallerie des Glaces, il ne faut pas oublier qu'elle n'était pas encore construite sous Louis XIII...

 

 

Pour la peine, un petit florilège des meilleures adaptations... ou des plus kitches !

 

 

La version avec Bourvil (1953, d'André Hunebelle, qui n'avait pas encore démarré sa série de cape et d'épée avec Jean Marais et dirigeait alors Georges Marchal)

 

 

La version avec Gene Kelly (eh oui) et Lana Turner (1948, signée Georges Sidney)

 

 

La version Michale York (de Richard Lester, 1973)

 

Ma préférée : la version de Bernard Borderie (1961), avec Daniel Sorano en Richelieu, Gérard Barray en d'Artagnan, Jean Carmet en Planchet

 

Et pour la forme, les Charlots mousquetaires, réalisés par André Hunnebelle lui-même !

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 13:19

the-artist.jpgOn a déjà tellement parlé de ce film qu'il est même difficile d'assister à sa projection sans avoir l'impression de le voir pour la deuxième fois. Dommage. Toutefois, même si le scénario annoncé ne surprend plus guère, il reste quelques trouvailles astucieuses, visuelles et sonores, qui viennent dynamiser les scènes.

 

Les cinéphiles verront les clins d'oeil évidents à la fameuse plongée sur les piles de journaux de Citizen Kane, au destin d'Errol Flynn, aux films de Douglas Fairbanks, à la (géniale) description de la mort du muet dans Chantons sous la pluie...

Un clin d'oeil spécial à Malcolm McDowell (Orange Mécanique) qui joue... un figurant!

 

 

Citizen Kane (Orson Welles, 1941) :

citizen-kane-grand-film-temps-L-1.jpeg

 

Robin des Bois (avec Douglas Faibanks, 1922) :

 

 

Singing in the rain (Stanley Donen & Gene Kelly, 1953) :

 

 

Le film fait siens les codes des années 20, le jeu un tantinet retro, les miroirs et les reflets qui rythment les plans, sans toutefois arriver à l'audace de ses modèles, à celle de la première version du Napoléon d'Abel Gance par exemple, ou à la puissante émotion des films muets de Chaplin.

 

Napoléon (Abel Gance, 1927) :

 

Et si tout est parfait, il manque presque l'imperfection technique, le flou, les tremblements les tatonnements de ces films qui eux, cherchaient à surprendre et à trouver de nouveaux cadres, de nouveaux codes de jeu, à inventer un nouvel art qui n'a cessé de se développer depuis...

 

Les extraits :

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 01:08

la-guerre-est-declaree.jpgrestless.jpgA peu de semaines d'intervalles sont sortis deux films bouleversants : "La Guerre est déclarée", de, avec, et (quasiment) sur Valérie Donzelli ; et "Restless", de Gus Van Sant. Les deux oeuvres traitent de la dépossession et de la mort.

 

Si le premier y répond par l'affirmation de soi, par le combat et la révolte, le second se plonge dans le sentiment de l'absurdité de l'existence et trouve un réconfort dans les quelques éclats de beauté qu'on peut y trouver, le temps d'un automne. 

 

Le premier fait la guerre à la mort, et les protagonistes mettent le sens de leur vie dans ce combat contre la maladie de leur fils. Mise en scène quasi épileptique, bande origniale magnifique, jeu énergique et maîtrisé de Valérie Donzelli bien sûr, mais aussi de certains grands comédiens cantonnés à des rôles secondaires (Phlippe Laudenback, Elina Löwensohn, pour ne citer qu'eux) ; jeu parfois un peu moins assuré des comédiens non professionnels, le film une explosion d'énergie et de révolte qui bouleverse fatalement, porté par cette histoire que l'on sait vraie et qu'on ne peut qu'admirer.

 

 

L'autre est une longue sonate d'automne toute en nuances, parfaitement maîtrisé, avec une photographie tellement parfaite qu'elle en parait presque irréelle, et une complicité telle entre les comédiens adolescents du couple principal (Mia Wasikowska, l'Alice de Tim Burton, et Henry Hooper), qu'il est difficile de ne pas s'identifier à eux avec une généreuse empathie.

L'histoire est exactement l'inverse de celle de Valérie Donzelli : un adolescent a survécu à la mort de ses parents et a transformé son existence en une longue exploration morbide (il s'invite aux enterrements des inconnus), jusqu'à ce qu'il rencontre Annabel, dont il ne sait pas encore qu'elle n'a que quelques mois à vivre.

 

 

Curieusement, avec des sujets, des styles, des genres et des types de jeu aussi opposés, les deux films sont de vibrantes déclarations d'amour à la vie, à la beauté de la nature et du monde, aux éclats de plénitude et de joie qui traversent nos existences.

 

A voir sans réserves !

 

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 22:51

habemus-papam.jpgOn rentre dans l'oeuvre de Nanni Moretti ou pas, mais le film est bourré d'intelligence, de tendresse et d'angoisse. Elu pape, le cardinal Melville pousse un grand cri et s'enfuit dans Rome.

 

Il erre dans les théâtres, les hôtels, les bus, les cafés, guette avec la foule des fidèles l'arrivée d'un signe du haut du balcon du vatican, au soleil couchant... Et pourtant rien n'arrive.

 

 

Un film qui pose d'abord la question de la papauté bien sûr : quelle place "humaine" peut être donnée à un pape, quand il se voit institué des dimensions démesurées de superstar, de guide spirituel, de messager, de politique, de "successeur de Pierre", etc.

 

Mais ensuite le film pose, de manière plus générale, la question existentielle de comment vivre, comment trouver quotidiennement la force de vivre, et les deux solutions proposées, la Foi d'un côté (ou du moins l'Eglise), la psychanalise de l'autre, s'avèrent mutuellement décevantes et incomplètes.

 

habemus-papam-piccoli.jpeg

 

Au service de cette oeuvre, Michel Piccoli offre une prestation magistrale qui prouve, s'il était besoin, la profondeur de son écoute, que vient relever sa virtuosité amusée.

 

Un film à taille humaine dans des habits de géant, visuellement magnifique, pétillant comme un clin d'oeil, et auquel il nous appartient de chercher les réponses...

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 12:00

les-bien-aimes.jpgAprès les Parapluies de Cherbourg, voici les Chaussures de Paris ! Un beau film tour à tour attachant et irritant, comme les précédents opus de Christophe Honoré, qui retrouve ses égéries Ludivine Sagnier et Louis Garrel.

 

Avec la présence imposante de Milos Forman, comme hommage au genre. Un clin d'oeil spécial aussi aux films de Jacques Demy, bien sûr, dont on retrouve les couleurs, la fausse mièvrerie, Catherine Deneuve, l'Américain (pas Gene Kelly cette fois-ci, mais Paul Schneider, excellent de justesse) le charme des années 60...

 

Mais le tout sur fond désabusé, à la limite de l'écoeurement. Ecoeurement qu'on finit par atteindre à la fin de ce faux divertissement. 

 

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 12:00

this-must-be-the-place.jpgUn nouveau rôle de composition pour le moins curieux, de la part de Sean Penn, qui interprète cette fois une rock-star déchue, dans un film étrange, au moins aussi extravagant que son personnage principal. 

 

Délire existentiel, retour sur la Shoah, révolte étouffée et dévorante, impuissance à réagir... le scénario s'ébouriffe un peu, entre hallucinations et curieuse réalité. Pour aller où ?

 

 

 

 

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