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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 08:57

Deux jours à tuerAujourd'hui sort en salle La tête en friche, dernier opus de Jean Becker, avec Gérard Depardieu. L'occasion de revenir sur Deux jours à tuer, sorti en mai 2008.

 

"Je suis venu vous faire chier" ; la célèbre réplique de Michel BOUQUET dans les Côtelettes,  pourrait s'appliquer à la première partie du film de Jean BECKER, si ce n'est que Bertrand BLIER épargnait au moins les spectateurs. En réalité, à la manière de l'Etranger d'Albert Camus, cette première partie ne prendra tout son sens qu'au regard de la suite. 

 

deux-jours-a-tuer-repas.jpg

 

Un créatif d'agence de publicité décide soudainement d'abandonner travail, femme, enfants, amis, après avoir été d'une sincérité cynique avec eux ("je ne t'ai jamais aimée", "toi le gros", "être nature à ce degré là, ça s'appelle de la connerie", etc.) Cette fuite en avant prendra la forme d'une quête du père et de la transmission. Dans le Bannissement et le Retour de ZVIAGUINTSEV, les personnages sont comme privés d'une parole commune ; ici, ils préfèrent s'entre-détruire que se reconnaître.

 

deux-jours-a-tuer-vaneck.jpg

 

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En réponse au jeu très physique (souvent trop physique d'ailleurs) d'Albert DUPONTEL, Pierre VANECK et Marie-Josée CROZE apportent une finesse d'interprétation et une humanité spontanée qui permet à Deux jours à tuer de trouver un nouveau souffle et d'éviter de justesse la mièvrerie d'un mélo, pour "le temps qui reste"...

 

deux-jours-a-tuer-dupontel.jpg

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:30

Le voyage du Ballon rougeJuliette Binoche vient de recevoir le Prix d'interprétation à Cannes pour Copie Conforme d'Abbas Kiarostami. Elle donnait aussi toute sa sensibilité dans Le Voyage du Ballon Rouge, de Hou Hsiao Hsien, sorti en 2008.

 

Hommage au Ballon rouge d'Albert LAMORISSE, Le Voyage du ballon rouge est un film aérien et lumineux. Hou Hsiao Hsien ne filme pas les choses, il filme l'air, les regards, la lumière, les liens, les reflets. Un enfant regarde un ballon, le ballon reflète le ciel, une baby-sitter chinoise les filme, la mère de l'enfant visionne l'enregistrement, tout est jeu d'image et de composition. 

 

le-ballon-rouge-lamorisse.jpg

ci-dessus : le film de Lamorisse, ci-dessous, celui de Hou-Hsiao-Hsien

le-voyage-du-ballon-rouge-ballon.jpg

 

Les personnages sont filmés commes les marionnettes traditionnelles, avec la même vérité, la même justesse, la même émotion et la même fragilité. Les comédiens, professionnels ou non, Juliette Binoche en tête, sont époustouflants de générosité. Chaque plan est presque une image abstraite à la délicatesse extrême, tellement lumineuse qu'elle en deivent translucide. Le film se crée au fur et à mesure qu'on le regarde, comme si la vie elle-même était une oeuvre d'art.

 

le-voyage-du-ballon-rouge-metro.jpg

 

L'important n'est pas ce qui saute aux yeux. Une photo, un article posé sur une table, un détail. "L'essentiel est invisible pour les yeux", dit SAINT-EXUPERY, mais pas pour Hou Hsia Hsien.

 

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(le ballon, de Félix Valotton, musée d'Orsay, dont s'inspirent les deux films)

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 08:00

La Palme d'or, Oncle Boonmme, l'homme qui se souvenait des vies antérieures, d'Apichatpong Weerasethakul, fait l'objet de pas mal d'interrogations... Totalement décrié ou adulé ! Film politique ou esthétique ? Simple nanar pour certains... Voici la bande annonce !

 

A vous de juger ! En attendant sa sortie le 1er septembre (merci pour l'info, Astray-Girl !)

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 08:05

copie-conforme.jpgCopie conforme, c'est comme Voyage à deux de Stanley Donen ou les films de Rosselini avec Ingrid Bergman, un film sur l'étiolement du couple. Comme dans la vie, on marche, on  prend la voiture, on parle de tout et de rien, on téléphone, ça ne capte pas, on se déplace, on part manger. C'est très sobre. Le tout bercé par le son des pas, les bruits de la rue, les cris des hirondelles, le battement des cloches, dans une tendresse et une nostalgie indescriptible.

 

Le discours sur l'esthétisme, l'original, le regard sur l'oeuvre d'art n'est pas sans rappeler l'étrange Vérité et Mensonges d'Orson Welles.

 

Kusturica soutient que les chants des oiseaux ne sont pas des mélodies mignonnes, mais des cris d'effroi face à l'horreur du monde. Epouvante des hirondelles, louange des cloches, on ne sait pas trop. Quand ils vont au restaurant, l'homme et la femme partagent du vin, mais il est bouché. Ils emportent du pain mais ne le mangeront pas. Quand elle va à l'église, c'est pour enlever son soutien-gorge parce qu'elle a trop chaud. L'homme restera sur le seuil. C'est une communion ratée.

 

copie-conforme-couple.jpg

 

L'interprétation de Juliette Binoche est , comme d'habitude, incroyable de justesse et de virtuosité. Son prix d'interprétation à Cannes n'est pas volé. Le bariton anglais William Schimell, qui joue à ses côtés, est également parfait. A signaler le couple de la place, interprété par Jean-Claude Carrière et Agathe Natanson (la Colette d'Oscar avec De Funès), qui réussissent, tant ils sont justes, à voler la vedette au couple principal, dans une scène incroyable où l'on voit le scénariste de Bunuel conseiller le personnage principal pour reconquérir sa femme.

 

copie-conforme-escalier.jpg

 

On tente de parler mais dans le fond on veut surtout avoir raison. "Non, c'est quelque chose que nous devons décider ensemble", dit Jean-Claude Carrière à son enfant, par téléphone. "Et quand nous en aurons parlé ensemble, tu t'apercevras que tu avais tort". Tout est dit.

 

C'est à Juliette Binoche que revient de dire (sans pathos), la morale du film : "Si chacun avait plus d'indulgence pour les faiblesses de l'autre, on vivrait moins seuls. On peut vivre seuls, mais bon..." Seulement voilà. Est-ce possible ?

 

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 07:37

Je vous rappelle le principe du jeu !

Tous les samedi, en cadeau pour le week-end, je posterai l'extrait délirant d'un film!

A vous de voter pour le meilleur extrait.

Le nombre de commentaires postés dans le week-end permettra d'élire chaque mois le meilleur Délire du Samedi !

 

Cette semaine, un extrait de l'Avare... les toutes premières minutes. De Funès ou Molière ? Farce ou comédie ? A vous de le dire !

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 07:49

Into the wildQuatrième film réalisé par Sean PENN, Into the wild est l'histoire vraie d'un étudiant de 23 ans qui, fuyant une société inhumaine, son éducation et sa famille, brûle son argent, abandonne sa voiture, et part à pied à travers l'Amérique, jusqu'en Alaska.  


Ces deux années d'errance d'Alexander "Supertramp" ne constituent pas seulement un road-movie de plus; si le ton est d'abord léger, il s'obscurcit insensiblement, et la joyeuse escapade devient le signe d'une révolte contre l'absurdité du monde, une lutte pour la vie, dans un univers où tout cherche à l'étouffer. 

 

 

into the wild see and birds

 

Le film est adapté du journal tenu par Christopher Mac Candless et relate son absurde et grandiose épopée.

 

into the wild solitude 


C'est une quête du bonheur et de la vérité, de la naissance à la mort, de la fraîcheur inconsciente du globe-trotter à la sagesse de celui qui a appris à "donner aux choses leur vrai nom".

 

into the wild rivière


 Quand par exemple, l'Île de Pavel Lounguine est le récit imaginaire, grandiloquent, appuyé et matérialiste d'un moine qui se substitue à la conscience d'autrui pour mieux faire taire la sienne, Into the wild est la vie d'un jeune homme qui, révolté par la société, ne la combat pas mais la fuit, et part chercher le bonheur dans la solitude. Le vrai voyage que le film nous offre, c'est le nôtre, intérieur.

 

intothewild lecture

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 08:08

J'ai toujours rêvé d'être un gangsterAvec J'ai toujours rêvé d'être un gangster, Samuel BENCHETRITsigne un hommage au film noir, du cinéma muet à la Nouvelle Vague, mais aussi un film à sketches aux histoires croisées.

 

Un braqueur raté, une otage suicidaire, des chanteurs à bout de course, un gang perdu... 

 

Entre burlesque et nostalgie, ce film révèle la candeur humaine.

 

 

j-ai-toujours-reve-d-etre-un-gangster-bashung.jpg

 

La forme est celle d'un film de gangsters, de durs, de truands, mais les personnages sont trahis par la réalité des choses et les braquages tournent court. Ils jouent des rôles qui les dépassent et cherchent à les jouer malgré tout, par habitude, sans trop savoir pourquoi mais parce qu'il faut bien vivre et parce qu'il faudra mourir.

 

Perdus dans cette démesure formelle, ils réalisent que toutes ces choses familières qui les ont toujours entouré, ne leur ont jamais appartenu. Le monde se transforme sans eux, et ces rôles qu'ils tentent de jouer, ce n'est peut-être pas ce qu'ils sont vraiment. Ils découvrent leur profonde faiblesse et s'en effraient.


L'unité du film, c'est cette dépossession et cette naïveté. C'est la quête de soi et des autres. C'est la confiance et l'inquiétude.      

 

j-ai-toujours-reve-d-etre-un-gangster-voiture.jpeg

 

 

j-ai-toujours-reve-d-etre-un-gangster-mothel.jpg

 

 

Dans ce film comme dans la vie, on est plus souvent du côté de celui qui attend que de celui qui agit. On regarde, on guette, on rit, puis on médite. Dans le registre de l'absurde, Aaltra était systématique et assez creux, dans celui de l'hommage au film noir, The Good German était grandiloquent et appuyé. J'ai toujours rêvé d'être un gangster trouve un ton unique, à la fois doux et triste, confiant mais désabusé. Sincère et profond comme un regard. Ou un sourire.

 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 08:17

Et voilà, Cannes 2010, c'est fini.

 

Palmarès :

 

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Palme d'Or pour l'oncle Boonmee, celui qui se souvient des vies antérieures, d'Apichatpong Weerasethakul, une histoire de mort, de fantômes, qui a dû plaire au président du jury Tim Burton. Date de sortie encore inconnue.

 

 

des-hommes-et-des-dieux-grand-prix-jury.jpg

 

Grand Prix pour Des Hommes et des Dieux, retraçant la disparition des Moines de Tibhirinne en Algérie, de Xavier Beauvois, avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Philippe Laudenbach... sortie très attendue en septembre 2010.

 

 

copie-conforme-juliette-binoche-prix-interpretation.jpg

 

Prix d'interprétation féminine pour Juliette Binoche dans Copie Conforme d'Abbas Kiarostami, acutellement au cinéma.

 

 

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Prix d'interprétation masculine pour Javier Bardem dans Biutiful d'Inarritu, sur un père de famille atteint d'un cancer. Sortie en Octobre 2010.

 

 

elio-germano-la-nostra-vita-prix-interpretation.jpg

 

Prix d'interprétation pour Elio Germano dans La Nostra Vita de Daniele Luchetti, drame sur la mort, encore une fois, sortie en décembre 2010.

 

 

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Prix de la Mise en scène pour les strip-teases inventifs du Tournée de Mathieu Amalric, sotie le 30 juin prochain.

 

 

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Prix du jury pour Un homme qui crie de Mahamat-Saleh Haroun, un drame sociale tchadien qui sortira le 22 septembre.

 

 

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Prix du scénario pour Poetry de Lee Chang-Dong, date de sortie encore inconnue.

 

Caméra d'or pour Année Bissextile de Michael Rowe (ancien scénariste de la saison 1 d'une Nounou d'Enfer), sur une relation sado-masochiste à découvrir (ou pas) le 16 juin.

 

Palme d'Or du Court-Métrage pour Chienne d'Histoire de Serge Avedikian.

 

 

De quoi voir.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 07:40

Le 16 juin prochain va sortir l'Illusionniste, film d'animation réalisé par Sylvain Chomet (auteur des Triplettes de Belleville), qui s'inspire d'un scénario non réalisé de Jacques Tati. Près de 30 ans après la mort du créateur de Monsieur Hulot, on le retrouve dans le monde du music hall et de la naissance du Rock !

 

 

 

Fidèle, novateur ? Réponse le 16 juin !

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 08:00

Le bannissement Comme dans le Retour, Andreï ZVIAGUINTSEV s'appuie sur les codes du film noir pour mieux rebondir vers le symbole. Une voiture qui fonce à travers les champs, une balle qu'on extrait d'un bras, une famille qui fuit pour se réfugier à la campagne, l'atmosphère est lourde, terrienne, comme dans un Ridley SCOTT ou un film de mafia.

 

Cependant, le rythme est lent, anormalement lent, le son inquiétant, et le cadre ne s'attache pas à l'action. Il traîne sur un arbre, sur l'homme qui se lave les mains après avoir extrait la balle, sur les poteaux électriques qui font des croix dans le ciel. Une petite fille s'appelle Eve, la nature est sauvage. 


le bannissement maison

 

Dans Le Retour, il y avait un fait divers : un homme se présente à deux enfants ; c'est leur père, mais ils ne le reconnaissent pas. Il les emmène en voyage sur une île. Il meurt accidentellement en tombant d'une tour, pour rechercher un de ses fils. Ses enfants ramènent son corps en barque. Ils le reconnaissent enfin, mais à ce moment la barque coule et le corps disparait. En filigrane, on pouvait y voir un commentaire des évangiles, plus précisément comment chaque homme est une figure christique. 
       

Le génie de ZVIAGUINTSEV consiste en ce que le symbole ne prend pas le pas sur le réel ; la réalité n'est pas adaptée, améliorée, pour cadrer avec sa Foi, mais les deux conversent. Le symbole n'est pas le plus important, c'est son incarnation dans la réalité, c'est l'éclairage qu'il peut donner à la vie et au goût qu'elle a. On peut ne voir que le fait divers, il en fait un midrash, une parabole contemporaine, qu'on accepte ou qu'on refuse. Ce n'est pas l'hagiographie d'un saint, ou l'adaptation de la Bible, c'est la vie d'un homme ordinaire, à laquelle ZVIAGUINTSEV insuflle délicatement, si l'on veut le voir, une âme, et qui apparaît alors transfigurée. 


le bannissement femme        

 

Le Bannissement est tout aussi extraordinaire. L'environnement devient tout d'un coup l'image répétée du paradis perdu ; la fille s'appelle Eve, la silhouette de l'arbre de la Connaissance du Bien et du Mal est omniprésent, comme si chaque homme était un nouvel Adam. 
       

L'homme se lave les mains du sang de son frère. C'est une figure de Ponce Pilate, indifférent à la mort des autres, donc indifférent à la valeur de la vie. Lors de la visite au cimetière, les enfants demandent : "Pourquoi est-il mort?". L'homme répond : "Tout le monde meurt".
       

Le soir même, sa femme lui déclare : "J'attends un enfant. Ce n'est pas le tien". L'homme ne l'accepte pas, hésite à la tuer (conventions du film noir et du drame psychologique à la Fritz LANG), puis sur les conseils de son frère (qu'il avait soigné et dont il s'était lavé du sang), la fait avorter. Le scénario est bouleversant, époustouflant jusqu'à la fin... Je ne le raconterai donc pas.
        
  

le bannissement couple

     

 

Comme dans Le Retour, tout peut être lu comme un drame psychologique. L'autre niveau, c'est la valeur de la vie humaine, c'est la mise au centre du monde du dessein d'un dieu pour chaque être, qui loin de rendre l'homme esclave, relève l'homme, puisqu'il participe au dessein de ce dieu. 
       

On peut voir le cliché du mari déçu qui part chercher la solitude au milieu d'un orage, on peut aussi se laisser guider par l'image du châssis de la porte, en forme de croix. L'eau ruisselle d'une source tarie, et vient laver la campagne, jusqu'à la maison, jusqu'à la ville, jusqu'au mari, et cette eau devient purificatrice. Le travelling reprend d'ailleurs celui de William WYLER dans Ben Hur, sur l'eau qui ruisselle du calvaire à la mort de Jésus, et vient gonfler les fleuves, jusqu'à la mer.

 

 

le bannissement famille     
       

 

Le message de ce film, c'est la vie. Ce qui fait sa grandeur, c'est la liberté qu'il laisse au spectateur ; peu importe que celui-ci adhère aux symboles ou non, l'histoire se suffit à elle-même. Elle déroute, on se demande jusqu'où Andreï ZVIAGUINTSEV va oser aller, il surprend jusqu'à la fin, on continue à y penser une fois la projection achevée . C'est un film qui a la densité d'un livre. un chef-d'oeuvre exceptionnel.

 

 

 

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