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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 12:00

la princesse et la grenouilleAlors que Cameron triomphe avec sa science-fiction en trois dimensions, Disney vient de sortir un long-métrage d'animation traditionnel, fait à la main par des vrais gens. D'innovation il n'y en a pas tellement, si ce n'est que pour une fois, Disney situe son action en Amérique, à la Nouvelle Orléans, dans une époque intemporelle faite de jazz et de lumière tamisée.

A leur habitude, les studios Disney se plagient eux-mêmes : clins d'oeil de l'héroïne à la Belle et la Bête, méchant à la Jafar, serpent à la Robin des Bois, séquence d'ouverture à la Belle et le Clochard. Pour une fois, ils n'hésitent pas à aborder des thèmes macabres et ce serait presque beau si le tout ne virait au dernier moment à la magie grandiloquente des étoiles de Pinocchio.

Après, le crocodile trompettiste obèse au sourire bête et inquiétant est plutôt rigolo, les grenouilles aussi, l'histoire est attachante à souhait, et l'animation impeccable. Morale de l'altruisme pour la princesse, et pour la grenouille...

Après la pluie, le beau temps ?

 

la_princesse_et_la_grenouille_reference.jpg

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 18:00

BeauneLe Festival du Film Policier de Beaune avait lieu du 8 au 11 avril dernier: l'occasion de rencontrer Samuel L. Jackson (Pulp Fiction), James Gray (La Nuit nous appartient) et Olivier Marchal (MR 73). 

 

Découvrir l'intégralité des interviews, recueillis par Caroline Vié, sur Evene.fr :


"Je n'ai pas choisi consciemment de me consacrer au polar. Cela me vient au fil de l'écriture car il faut reconnaître que ce genre est idéal pour traiter des sujets qui me sont chers comme la dégénérescence de la cellule familiale ou le naufrage du rêve américain. Si mes films ont du succès en France, ils peinent à se faire apprécier aux Etats-Unis. Cela me semble tout à fait normal car mes films ont un côté sombre qui les fait considérer comme prétentieux dans mon pays où la bêtise est une spécialité nationale. Je ne veux pas dire qu'il n'y a pas de grands artistes aux Etats-Unis, seulement qu'il n'est pas évident de trouver sa place entre les remakes et les grosses machines hollywoodiennes. Loin de m'aider, un festival comme Cannes a enfoncé le clou. La presse américaine y a hué mes films et je pense que cette manifestation m'a fait plus de mal que de bien aux Etats-Unis. Certains critiques ont même écrit que 'La nuit nous appartient' est un film de droite qui prend le parti de la police alors que je défends le point de vue inverse ! Il suffit de voir le regard du héros quand son père le félicite de rentrer dans le rang pour comprendre qu'il est totalement détruit et qu'il a tout perdu. Je me suis rarement senti aussi incompris qu'à Cannes. J'y vais quand même parce que c'est un honneur d'être invité dans le plus grand festival du monde. Je me console en me disant que des cinéastes comme Akira Kurosawa ou Federico Fellini ont d'abord été découverts à l'étranger avant d'être appréciés chez eux. Je ne me compare pas à eux du point de vue du talent, mais je pense qu'une distance culturelle peut constituer un plus, un petit zeste d'exotisme bienvenu. Le fait qu''Un prophète' de Jacques Audiard soit français a certainement favorisé son bon accueil aux Etats-Unis."

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 12:05

La nuit nous appartientTroisième long-métrage de James GRAYWe own the night explore les milieux de la police, de la drogue et des discothèques dans la nuit new-yorkaise. Mise en scène sobre, scènes d'action haletantes, secrets de familles, trahison, femme fatale, vengeance et chasse à l'homme ; ce film s'inscrit dans la pure tradition du film noir américain, sans grande nouveauté mais avec brio. 


        Les performances des trois comédiens principaux, le père Robert DUVALL (hommage à COPPOLA oblige), les deux fils Joaquin PHOENIX (sans guitare cette fois-ci) et Mark WHALBERG (eh oui, il est encore question d'infiltrés) sont excellentes. La musique envoûtante de Wojciech KILAR (sa première musique de film depuis Le Pianiste) donne un rythme, une profondeur et une fragilité extraordinaire au film. A voir et à écouter, en VO si possible.


we-own-the-night.jpg

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 12:23

les chèvres du pentagoneRegarder les Chèvres du Pentagone, c'est un peu s'asseoir pour regarder Ewan Mc Gregor regarder Georges Clooney regarder une chèvre droit dans les yeux. The men who stare at goats. Pourquoi pas.

Le temps semble un peu long mais, ne soyons pas chèvres, de nombreuses scènes sont divertissantes. Procès des soldats hippies, concentration de Georges Clooney, chèvres en folie... what else ! Réalisé par Grant Heslov, qui ne réalise ses films qu'avec et pour l'icône vivante du Nespresso, le film commence bien... Mais finit comme une chèvre en déroute... mal.

Ces chèvres du Pentagone ne tournent pas très rond, qu'importe. L'allusion aux jedis avec Obiwan Kenobi himself dans le rôle principal ne manque pas d'humour (chèvre ?), et l'armée flower power laisse songeur. Utopie délirante, on en bêêêlerait de plaisir.

 

clooney-chevres.jpg

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 11:33

ghost writer

Le retour de Polanski au thriller psychologique, 22 ans après Frantic, était à juste titre très attendu. On retrouve l'obsession du huis clos (La Jeune Fille et la Mort), de l'attirance sexuelle (Répulsion), de la peur du complot (The Tenant), mêlé à un omniprésent sens de l'absurde (Deux hommes et une armoire), par exemple dans cette scène où le domestique s'évertue à balayer le seuil de la maison en pleine tempête.

Le réalisateur prend le temps d'instaurer un climat de cauchemar éveillé dont on croit pouvoir se débarrasser à chaque scène et qui prend toujours insidieusement le dessus. Succession d'anecdote, le film prend progressivement un poids tout autre, angoissant sans emphase. Avec Tess, et bien sûr le Pianiste, voire même Oliver Twist, Polanski est parvenu à une sobriété à la maîtrise impressionnante. 

Assez proche de Frantic, the Ghost Writer lui emprunte un fond politique, et l'état de "frénésie sourde" du personnage principal, Harrisson Ford dans l'un, Ewan McGregor dans l'autre. On retrouve même le plan où Walker s'enferme dans les toilettes, croise son propre regard dans la glace, et surpris de son apparence, marche lentement vers lui-même, sans pour autant parvenir à se retrouver. 

the-ghost-writer-bureau.jpg

 

Bien sûr, ce climat d'objectivité irréelle prend une autre résonance avec l'arrestation de Roman Polanski, son assignation à résidence, son acharnement à produire une oeuvre. Comme si cet état flottant entre une réalité absurde et des rêves cohérents où plus rien n'étonne, c'était l'existence elle-même.

 

the-ghost-writer-final.jpg

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 01:20

arnacoeur.jpgUn séducteur professionnel interprété par Romain Duris, une belle interprétée par Vanessa Paradis, un support technique assumé par François Damiens... C'est presque trop facile.

 

Les comédiens en font trop pour le plaisir d'en trop faire, le scénariste un peu moins, pour le plaisir de les laisser en faire plus.

 

C'est efficace et facile. Un conte de fées franchouillard, un tantinet longuet. On espère ne pas être déçu tout en sachant pertinamment qu'on le sera. Un film volage, en somme.

 

A voir, pour le plaisir de s'y laisser prendre.

 

arnacoeur-lit.jpg

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 01:04

shutter islandPour sa nouvelle collaboration avec Leonardo di Caprio, Martin Scorsese adapte le thriller de Dennis Lehane. Hommage aux films noirs et d'aventure des années 30 à 50, thriller psychologique, Shutter Island est un coup de maître qui tient en haleine le spectateur... jusqu'à la suffocation.

 

L'incapacité de dénouer le vrai du faux, et le malaise qui l'accompagne, passent progressivement des personnages aux spectateurs. Comme dans Aviator, où la folie était filmée avec une évidence qui la rendait presque naturelle, les retournements de situation amènent le spectateur à s'interroger sur sa propre faculté à juger des choses et des gens. Voire de lui-même.

 

 

 

ShutterIsland-kingsley.jpg

Thriller catharsistique, Shutter Island vaut aussi par le poids de la mise en scène. Scènes d'approche à la King Kong (version 1933), solitude de l'individu face à la conspiration tacite de la société à la Taxi Driver, suspense à la Hitchocock et drames à la Fritz lang, le film se nourrit à de multiples sources. Hommage au film d'auteur ou oeuvre novatrice, vérité ou mensonge, réalité ou illusion, jeu formidable de comédien ou mise en scène étouffante... Difficile à dire.

 

Seul le malaise persiste. Et c'est déjà beaucoup.

shutter-island-night.jpg    

A voir un soir d'orage, dans une chambre froide, sombre et humide, pleine d'ombres et de bruits de plancher qui craque. Ou pas.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 00:23

alice

Plus de 50 ans après le dessin animé de l'oncle Walt, Tim Burton vient passer une nouvelle fois à la moulinette des Studios Disney les Aventures d'Alice au Pays des Merveilles (publiées en 1865 par Lewis Carroll) et les Aventures d'Alice de l'Autre Côté du Miroir (publiées en 1871).

 

Le Pays des Merveilles, c'est d'abord un grand parc d'attractions, avec le labyrinthe bien vert, le château Disneyland, le sourire du chat, les brumes de la chenille, et même un Jack Sparrow alias Johnny Depp, grimmé pour l'occasion en Chapelier Fou ! Gros buzz, célébration des retrouvailles entre Burton réalisateur et Disney producteur après 25 ans de désaccords, Alice au Pays des Merveilles est une grosse machine et une commande insolite.

Reste le génie de Burton ; après 15 minutes de film, on entend le lapin blanc glisser à l'oreille du dodo dodu : "ce n'est pas la vraie Alice" ; et l'oiseau de lui répondre : "mais si, laisse-lui une chance !".

 

Alice-in-Wonderland-1919.jpg

 

Alice de Burton n'est ni l'Alice de Disney ni l'Alice de Carroll : loin du cucul et loin de la logique, elle est une adolescente rêveuse à la recherche d'elle-même, entre les tailles d'enfant et les tailles d'adulte, entre l'imagination et la réalité, la réalité de la guerre et la quête d'une harmonie universelle, entre la batifolage et la recherche d'une sagesse, en pleine quête d'un renouveau.

 

alice-in-wonderland-vue-large.jpg

 

La froideur de Carroll est plaquée sur l'échiquier géant de la bataille finale, l'extravagance de Disney se trouve parodiée à son paroxisme dans les arcs-boutants plus improbables que jamais du Château de la Reine de Coeur. De son passé enfantin à Wonderland, Alice ne se souvient de rien, ne serait-ce que quelques images lointaines évoquant les gravures originales des livres de Carroll (par John Tenniel). On la prend pour une folle, et sa solitude est presque plus proche de celle d'Edouard avec ses mains d'argent ou de Jack qui fête Noël à Halloween.

      affiche-promotionnelle-du-film-de-tim-burton-alice-in-wonde.jpg

tenniel-alice.jpg    

 

Comme son Alice, Burton refuse tous les mariages d'argent qu'on lui propose, serait-ce avec Disney, et poursuit son rêve. Dans la réalité.

 

alice-in-wonderland-reine.jpg

A voir en VO et en 3D. Et qu'on lui coupe la tête !

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