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En Salles ! Le Blog de Critiques Cinéma et Théâtre de Thomas Grascoeur
Malgré les apparences, Carnage est peut-être l'oeuvre la plus violente de Roman Polanski. Ce
huit-clos bourgeois inspiré par la pièce de Yasmina Réza prend peu à peu des allures d'incarcération douce, où l'accumulation de meubles, de livres, d'objets qui nous deviennent familiers à force
de les voir réapparaître, devient un carcan peu à peu étouffant.
Que ce soit dans Frantic, dans le Pianiste ou même dans The Ghost Writer, il reste un élément positif auquel se raccrocher, le souvenir d'une femme, de fidélité, d'une passion, ou d'une notion de vérité ; mais dans son dernier film, il ne reste plus rien, que le plaisir de la mise à mort, le plaisir du chaos, la fascination pour le carnage.
Chacun défend une notion de vérité avec véhémence, mais au final dans quel but ? On fond de soi, chacun s'en fout. Seul reste le plaisir ou l'écoeurement de s'être battu. La vérité, elle, échappe, et n'est plus qu'un prétexte à se sentir en vie.
Et à la fin du film il ne reste que la nausée d'avoir pu en rire.
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